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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 08:00

Ayant vu Oneechan se lancer brillamment dans un coucours d'écriture, j'ai eu envie de me lancer, moi aussi, dans l'exercice.

J'ignore si cette petite nouvelle est réussie ou non ( on a toujours un regard biaisé quand on est l'auteur) mais je me suis amusée à l'écrire c'est l'essentiel.

Les deux premières phrases sont imposées et libre à l'auteur en herbe de continuer au fil de son imagination.

Je me suis prêtée à l'exercice et j'espère que vous trouverez ce texte à votre goût.

Bon, par contre, il y a une histoire de vote, car si vous aimez mon texte, il vous faudra voter ICI. Merci d'avance pour vos avis ( positifs ou négatifs) et peut-être quelques votes...

 

 

Elle se réveilla, étourdie de son rêve. Mais ce n'était pas un rêve.

Ou plutôt... Ce n'était pas un cauchemar... Et elle aurait largement préféré qu'en se réveillant, la réalité ne la rattrape pas aussi durement. Car quand elle regarda autour d'elle pour voir où elle se trouvait, elle flottait encore et toujours au plafond de la vieille demeure familiale, translucide et sans consistance, tel un vieux drap mou flottant au gré du vent. Charmant...

Toujours le même réveil pénible et triste depuis tant et tant d'années. Elle avait cessé de faire le compte après avoir assisté, impuissante, au déclin, puis au décès des membres de sa famille. Elle n'avait jamais compris pourquoi elle n'était pas partie dans une douce lumière dorée, elle aussi. Elle les avait vus s'envoler, apaisés, inconscients de sa présence triste et envieuse face au spectacle lumineux de leur libération.

Elle ne comprenait pas pourquoi elle restait coincée sur terre dans son enveloppe immatérielle. Elle n'était certes pas une sainte, mais elle n'avait jamais volontairement fait de mal à qui que ce soit, ni ne s'était jamais réjouie du malheur d'autrui. Elle était une jeune fille normale, partie dans la fleur de ses 20 ans, un jour, comme ça, sans aucune raison particulière. Elle s'était endormie un soir pour ne plus se réveiller dans le monde matériel. Elle avait rouvert les yeux pour découvrir son père, sa mère et son frère, penchés sur son visage blême et sans vie. Elle avait tout fait pour attirer leur attention et leur dire qu'elle était là, mais rien n'y avait fait : cris, pleurs, mains agitées, coups qui traversaient leurs corps solides et leur donnait à peine plus qu'une sensation de froid mise sur le compte du choc qu'ils enduraient. Elle s'était donc résignée à errer dans cette maison pour un temps indéterminé. 

 

Elle avait découvert qu'ironiquement même les fantômes pouvaient s'ennuyer à mourir. Elle avait donc décidé de prendre le parti d'apprivoiser sa nouvelle forme et de voir à quel point elle pouvait influer sur son environnement. Au fil du temps, elle s'était amusée à effrayer les nouveaux occupants de la maison en déplaçant des objets, en traversant leur corps pour leur donner la chair de poule ou encore à provoquer des bourrasques qui faisaient voler les rideaux ou les jupes sans qu'il y ait un souffle d'air.

Elle se satisfaisait de ces maigres distractions jusqu'au jour où IL arriva.

Ce devait être à peu près 150 ans après sa mort, ou plus, ou moins, elle ne savait plus trop. Il était entré dans la maison, tel un conquérant et avait planté ses jambes dans le grand hall, portant un regard inquisiteur sur les vieilles pierres. Grand, brun, le visage volontaire, il n'aurait pas manqué de susciter son intérêt de son vivant. Mais voilà, elle était morte et exaspérée qu'un autre importun vienne envahir SA maison. Elle avait donc tout de suite entrepris de commencer à se divertir. Mais elle fût stoppée net dans son élan par un "STOP" retentissant. Puis, elle se reprit, se disant qu'il devait parler à quelqu'un dehors, puisqu'il avait le regard rivé au travers de sa personne en direction de la porte d'entrée, restée ouverte.  Elle reprit donc son élan pour le traverser et le vit à nouveau ouvrir la bouche :

- Je ne ferais pas cela si je tenais à ma dignité, jeune demoiselle, tonna-t-il d'un voix de stentor.

Le fantôme s'arrêta net et afficha une mine interloquée. Durant toute sa non-existence, personne ne s'était jamais adressé à elle directement. Après une seconde d'hésitation, elle se remit en tête de foncer vers cet exaspérant braillard...

- Je vois qu'on est un petit bout de femme bien têtu, ce sera à vos risques et périls, la prévint-il.

Elle ne l'écouta pas et continua sur sa lancée... Pour heurter un mur de briques...

Le mur de briques en question émit un "humpf" sonore et continua :

- Je vous avais prévenue ! Nous avons la même essence vous et moi.

- Vous... Vous voulez dire que vous êtes... un fantôme, vous aussi ? balbutia la jeune fille qui réalisa qu'elle n'avait plus parlé depuis des années.

- Un fantôme ? répliqua l'homme l'air vexé, quelle idée saugrenue, nous ne sommes pas des fantômes, quel nom barbare. En outre les fantômes n'existent pas, c'est bien connu. Nous sommes des "Translucides" des êtres qui vivent sur un plan différent des humains.

- Mais, je suis morte il y a des années, je ne suis pas née ainsi. J'avais des parents humains, un frère humain et je me suis endormie un jour pour me réveiller ainsi...

- En êtes-vous bien sûre ? Fouillez dans vos souvenirs.

Il la scrutait de ses yeux verts et l'exaspérait avec ses questions idiotes. Bien sûr qu'elle était morte, elle était bien placée pour le savoir ! C'était elle qui avait vécu cette scène traumatisante, non ?

- Je suis morte, j'ai non-vécu pendant des années dans ce manoir et effrayé les importuns qui venaient souiller la mémoire de ma famille. Je ne suis tout de même pas folle !

- C'est bien plus grave que je ne le pensais, alors... Vous ne vous souvenez donc pas de votre vraie famille ? De votre maison ? De vos amis ? De votre fiancé ?

Elle fronça les sourcils... Mais que lui racontait cet olibrius ? Elle n'avait jamais été fiancée... Elle le saurait si cela avait été le cas, non ?

L'homme repris la parole :

- Vous vous appelez Cyrielle de L'Ombre Dorée et êtes la fille de Ramus et Marielle de l'Ombre Dorée. Vous étiez en route pour ma demeure quand, contre l'avis de vos parents, vous vous êtes éloignée de leur campement pour explorer les lieux. Il semblerait que vous avez été happée par les souvenirs de cette maison humaine et que vous vous soyiez identifiée à la jeune fille que vous pensez être. Vous payez votre curiosité et votre obstination. Je me demande encore comment j'ai fait pour accepter de vous prendre pour femme... 

Elle se sentit envahie d'une colère noire. Comment osait -il ? Il l'insultait, elle, un de plus beaux partis du royaume des Translicides ! Il avait toujours été ainsi : hautain, méprisant, imbu de sa petite personne... Et c'était pour faire de sa vie un enfer qu'elle avait accepté de l'épouser... Raison ô combien égoïste, mais elle devait avouer par devers elle qu'elle comptait bien apprivoiser le sauvage et le rendre fou d'elle. Elle l'aimait depuis des années et comptait lui faire payer ses sarcasmes perpétuels avant de le forcer à avouer sa flamme. Elle n'était pas femme à  se brader, non monsieur !

Et c'est là qu'elle réalisa qu'elle était bien Cyrielle, que tout celà n'avait été qu'un rêve éveillé, que son véritable monde ne se trouvait pas ici et que son avenir se trouvait en face d'elle, en la personne de Nejim de l'Arc Irisé.

Oui, elle se souvenait de tout.

Elle avait voulu vivre une aventure avant de se marier et avait bien failli se perdre et disparaître dans les limbes de cette vieille demeure.

Elle se tourna alors vers lui et dit :

- Je consens à vous suivre Nejim. Mais ne comptez pas sur les remerciements, car après tout, c'est vous l'origine de cette mésaventure.

Elle poursuivit, face à l'expression ahurie de l'homme :

- Oui, si vous n'aviez pas été mon fiancé, jamais je ne me serais aventurée ici. Mais venez, je dois rejoindre mes parents, ils doivent être morts d'inquiétude. En outre, cet endroit me donne la chair de poule.

 

Et c'est avec une moue exaspérée et le regard furibond que Nejim suivit son arrogante promise loin de cette maison qui avait bien failli être son tombeau.

Ce couple improbable vécut nombre d'autres aventures avant de pouvoir unir leurs destins, mais ceci est une autre histoire.


 


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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 08:00

( Je me dois de débuter cet article en ayant une pensée pour Shoeaddict, décédée avec son bébé dans un accident de la route. Je ne la connaissais pas, mais je suis de tout coeur avec la famille et envoie toutes mes pensées à ces deux êtres partis trop vite. Deux nouvelles étoiles brillent à présent dans le ciel)

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Le jeu de mot est pourri, mais je n'ai pas pu me retenir, il était dans ma tête à hurler qu'il fallait absolument que je l'utilise. c'est chose faite. Mais gardez vos tomates et vos oeufs pourris, c'est trop généreux.

Ce dimanche, petit périple découverte dans la petite ville de Saint Tropez. Nous n'avions pas encore osé y aller par manque de temps et de motivation. 

Mais dimanche dernier, comme notre petit Godzilla en grenouillère nous a réveillés bien urbainement à 7h du matin et que plus moyen de refermer l'oeil, nous nous sommes levés, bon pied bon oeil pour prendre notre petit déjeuner et ensuite partir à l'aventure.

Les jours allant en se rallongeant, il est vrai aussi que quand on se réveille et que le soleil est levé, ça motive.

 

Nous avons donc pris notre carrosse, harnaché sa majesté bébé et hop nous étions partis.

Nous sommes arrivés vers 10h30 dans la ville et avons trouvé assez facilement de la place. Normal, me direz-vous nous ne sommes pas encore dans la période où les hordes de touristes envahissent le Sud. Nous en profitons donc pour découvrir avant de nous voir rabattus vers l'arrière pays ( et encore il y en aura toujours des touristes...)

 

Nous avons déambulé dans les rues et vu le port où se déroule une majorité des aventures du navrant et démodé gendarme de Saint Tropez. Nous nous sommes presque perdus mais nous en avons pris plein les  mirettes, il n'y a pas à dire, c'est beau !

 

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Puis nous avons quitté le coin pour monter un peu plus haut dans le village de Ramatuelle d'où on a une jolie vue également.

Nous avons fait une petite pause repas pour nourri le fauve et remplir nos estomacs qui criaient famine.

Puis nous sommes allés voir le beau point de vue et avons profité des rayons du soleil ( mais pas trop, j'avais déjà des coups de soleil de la veille. On m'aurait très facilement retrouvée dans le noir tellement j'irradiais de lumière rouge...).

Ensuite, nous sommes retournés sur nos pas pour voir si la plage que nous avions vue indiquée à la sotie de Saint Tropez avant d'aller à Ramatuelle valait le coup d'oeil. Elle le valait, certes, mais sans casquettes, bouteille d'eau, crème solaire et serviette pour s'asseoir, nous avions un peu l'air stupides. Nous avons donc rebroussé chemin et gardé cette petite plage dans une coin de notre tête pour la prochaine visite.

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Nous avons fini par faire un arrêt dans la boulangerie ( enfin l'une des nombreuses boulangeries de la chaîne) connue pour être celle où l'on fait la VRAIE tropézienne. 

Nous sommes ensuite rentrés et avons pris la route nationale de Fréjus qui est un cauchemar à cause de ses tours et détours en épingle et ses vues impressionnantes ( et flippantes) sur la gorge en contrebas.

Mon homme est un sadique.

Après notre petit voyage qui nous avait bien fatigués, nous avons à nouveau nourri le fauve, on sait quand il a fait, je peux vous le garantir ;) et puis nous nous sommes offert une petite pose goûter avec la belle Tropézienne.

Et là ô bonheur, ô délectation ! C'était le 7ème ciel ! Même mon homme qui ne rafolait pas des Tropéziennes de supermaché a reconnu qu'elle était bonne et qu'il ne cracherait pas sur des parts en rab XD Notez l'épaisseur de la crème, son onctuosité ! Han rien que d'y repenser, je sens l'eau me monter à la bouche !

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C'est repus, heureux, gorgés de soleil et d'images superbes que nous nous sommes couchés tôt ce soir-là ;)... pour nous réveiller tôt aussi, réveillés par les grognement de faim de notre petit ogre ;)

 

Cet article est écrit pour le voyage du jeudi de Gaëlle.

 

voyage

 

 


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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 08:00

tour de l'ile 020Je vais à nouveau apporter ma petite pierre au jeudi du voyage de Gaëlle et vous parler de mon voyage dans un coin paradisiaque de la planète : la Polynésie.

Non, je ne suis pas riche comme Crésus. C'est juste que mon mari étant de là bas, il est évidemment bien plus simple de s'y rendre quand on n'a que le billet à payer ( et la note est salée) et un peu d'argent de poche à dépenser.

C'est donc le jour de mon anniversaire, au mois d'août, que nous nous somes envolés pour le pays des lagons.

Le vol fût long, très long... Genre 22 heures en comptant l'escale à Los Angeles. On a passé le temps comme on pouvait : lecture, jeux, films, musique et une grosse partie de sommeil.

Et enfin, enfin, nous nous sommes retrouvés à Faaa ( non  je n'ai pas mis de "a" en trop) l'aéroport de Tahiti.

Première impression ? Comme au Japon, la sensation d'entrer dans une serre tropicale avec l'air saturé d'humidité. Mais plein d'odeurs qui me saturaient le nez aussi.

C'est toute guillerette et fatiguée aussi que j'ai suivi mon homme pour aller retrouver des amis de la famille, chez qui nous allions passer la nuit.

Nuit plutôt agitée, je dois l'avouer car je n'étais pas trop habituée aux cris des gekkos, ces petits lézards qui vadrouillent un peu partout là bas. Oui, un lézard ça crie et moi ça m'a fait bien flipper. Car quand on ne connait pas ces bestioles et que tu as une imagination fertile, comme moi, eh bien tu imagines plein de choses dans la nuit.

sortie de pêche 017

Le lendemain, nous nous sommes envolés pour l'île natale de mon homme. Nous avons été accueillis avec des colliers de fleurs et grosses embrassades de rigueur.

C'est là que j'ai fait tout un tas de découvertes tant culinaires que culturelles et  vu que la nature avait paré la Polynésie de tas de couleurs gaies et éclatantes.

Je vous passe tous les spéctacles de danse, repas au restaurant, découvertes du Ma'a Tahiti dont je parle ICI et autres.

Sachez seulement que ce fût un voyage superbe où j'ai appris que leurs moustiques ne vous piquent pas, ils vous empalent, que la cuisine là bas est délicieuse, que les gens sont souriants et accueillants, que je suis folle des ti fai fai et que j'ai bien le pied marin ( une chance).

Si vous avez un jour l'opportunité d'y aller : foncez. Non, vraiment c'est un endroit à voir et découvrir.

 

voyage

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 08:00

128313314.jpgTout le monde ( ou presque) connaît l'affection particulière qu'ont les Japonais envers les cerisiers.

Le jour où ces arbres aux fleurs délicates nous font profiter de ce spectacle aussi sublime qu'éphémère, nous savons que le printemps est enfin parmi nous et que c'est la fin des frimas de l'hiver.

 

Les informations en parlent dès que les premières fleurs commencent leur éclosion au Sud du pays et suivent la progression de la chaleur qui remonte dans le Nord.

 

Comment décrire l'ambiance qui règne lors de l'apparition de ces joyaux éphémères ?

Festive, romantique, enchanteresse, apaisante sont des mots qui décrivent bien cette sensation.

Rien ne nous prépare à le vivre réellement : ni les reportages, ni les dessins animés, ni les mangas. C'est indescriptible. Mais je vais tenter de le faire quand même. 

 

Imaginez le soleil qui darde ses doux rayons, l'air parfumé des senteurs du printemps, un joyeux brouhaha peuplé des remarques appréciatrices des autres promeneurs, d'autres qui prennent les fleurs en photo pour immortaliser cet instant.

Et les fleurs délicates d'un blanc rosé, fragiles et prêtes à s'envoler au moindre souffle de vent.

On peut voir ça et là des gens assis sur une couverture, dégustant un pique-nique tout en devisant gaiement et en admirant les fleurs.

 

Mais mn plus beau souvenir de cette période se situe un soir, dans un parc doté d'un petit étang.

Les cerisiers, parés de leur robe de printemps, entouraient cette étendue d'eau, leurs pétales flottant mollement dans la brise, pour aller se poser à la surface du miroir aquatique pour former un manteau blanc rosé que les canards venaient troubler de leur nage gracieuse.

Pas un bruit ne venait troubler cet instant de quiétude. Je me sentais seule au monde. De cette solitude rassurante qui vous donne l'impression d'être dans un cocon, recroquevillé en position foetale, un sourire béat sur les lèvres.


Ces deux scènes très différentes m'ont semblé être une parfaite allégorie de la vie. 


Elle est un cadeau, elle peut être belle mais elle est aussi courte.

C'est pourquoi il faut savoir en profiter.

Et, s'il faut vivre un maximum d'expériences pour ne pas avoir de regrets, il faut aussi parfois savoir s'arrêter quelques instants, regarder autour de soi

et goûter au bonheur d'être simplement vivant.

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 08:00

... Il suffit de savoir regarder autour de soi.

Quand je repense à mon long séjour au Japon, je ne peux m'empêcher de me remémorer un épisode féérique que je garderai pour toujours gravé au fond de moi.

 

C'est une scène qui, le temps d'une soirée, m'a permis de retomber ne enfance et de redécouvrir les joies de l'innocence.

Le peuple japonais a une caractéristique qui me plaît beaucoup : il prend le temps ( malgré sa réputation ( justifiée) de gens affairés et toujours occupés par le travail) de regarder autour de lui et de profiter de ce dont  la Nature lui fait don.

Ainsi, ils admirent au printemps les délicates fleurs rosées de cerisier (sakura, dont je parlerai dans un prochain article), se promènent sous les feuilles rouges des érables( momiji) en automne et prennent le temps de se balader la nuit le long des rivières à l'eau pure au début de l'été pour venir observer l'évènement dont je vais vous parler.

Cet évènement est en soi un moment magique et envoûtant : l'apparition des lucioles ( hotaru) qui effectuent leur danse nuptiale.136266938.jpg

En France, j'avais déjà eu le loisir d'observer des vers luisants, ces petites lumières vertes cachées dans l'herbe que l'on observe au coeur de l'été. Mais je ne m'étais pas préparée au spectacle féérique qu'allait m'offrir le bal aérien des lucioles.

Car oui, il s'agit d'un spectacle féerique. Quand je me suis retrouvée au bord de cette rivière de la campagne japonaise, dans l'air encore doux et frais de ce début d'été, j'ai eu l'impression  de me retrouver au pays des fées. Des centaines de petits points lumineux dansaient devant mes yeux ébahis. Je ne sais comment décrire le sentiment qui m'habitait alors. Un mélange de joie, d'émerveillement et d'incrédulité, je crois.

Jamais je n'aurais cru voir une pareille scène.

Si j'avais été seule, je me serais élancée les bras écartés tout en tournant sur moi-même. 

Il y en avait de tous côtés : en vol, posées sur les herbes qui jalonnaient la rivière, dans les arbres. J'eus alors la certitude que si les fées existaient ( et je suis persuadée qu'elles existent) elles auraient cet aspect-là.

 

Je garde un souvenir ému du moment où j'ai tendu la main et qu'un de ses petites merveilles de la Nature s'est posée négligemment sur mon doigt. J'ai senti ses petites pattes sa'ccrocher à ma peau et dans la nuit, j'ai vu une petite parcelle de celle-ci illuminée d'un petite lumière. Mon coeur s'est gonflé d'allégresse.

 

Comme quoi, il n'est pas nécessaire d'avoir des objets issus de la technologie de pointe pour éprouver une joie enfantine.


Non, il suffit juste de regarder autour de soi

et de savoir jouir du spectacle de la Vie.

 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 08:00

L'été est une saison qui symbolise le soleil, la mer, les vacances, le bronzage mais aussi une chose parfois difficile à supporter : la chaleur.

Dans nos lattitudes, même si on a chaud ( parfois même très chaud), il faut dire que l'air est sec et qu'on la sent telle qu'elle est, à sa température normale. En revanche dans les pays humides comme la Polynésie ou le Japon, 30°, ce n'est pas 30°, c'est plus lourd, plus chaud, moins supportable, étouffant, même, parfois. On se sent moite, vidé de toute énergie, indolent, au bord du syndrome de la baleine échouée.

Pour ceux qui n'ont jamais expérimenté le voyage dans un de ces pays ( et bien d'autres) je vous propose de vous mettre en conditions : allez dans une serre tropicale. Dès votre entrée dans cette touffeur, vous aurez l'impression que vos poumons se remplissent de vapeur d'eau, vous vous sentirez un peu oppressé, comme si l'air était plus dense. Votre peau se couvrira d'une fine pellicule de sueur poisseuse dont vous ne vous débarrasserez qu'en prenant une douche et qui reviendra presque directement après vous être rafraîchi et séché.

Autant vous dire qu'il faut trouver tous les moyens possibles et imaginables pour soulager cette impression de lourdeur.

Je vais parler ici des Japonais ( les Polynésiens c'est fastoche, ils ont le lagon pas loin pour la plupart d'entre eux, les veinards) qui ont certes le moyen facile de l'air conditionné. On allume un bouton et hop, la fraîcheur s'insinue dans leur maison, emballé c'est pesé ma petite dame. Mais ce n'est pas très poétique, non ? Juste technologique.

Il y a aussi la soution de riche très riche : avoir un petit ruisseau dans sa propriété, pas loin de la maison pour profiter de la fraîcheur qu'il apporte grâce à son eau et à son petit son de clapotis agréable.

Moi je vais vous parler de la solution de pauvre. Ben oui, aux dernières nouvelles je n'ai épousé ni Bill Gates, ni Donald Trump ou encore moins un descendant des Onassis, hein.

 

La solution de pauvre donc, mais non moins dénuée de charme et de poésie, est de pendre à sa fenêtre ouverte une petite clochette (ou fûrin (clochette à vent)) au bout de laquelle est accroché un long morceau de papier et de la laisser teinter au gré du vent. Vous trouvez ça étrange et stupide ? Essayez.

Vous verrez que ce petit tintement cristallin résonnera agréablement à vos oreilles et vous apaisera, vous suggèrerant une petite impression de fraîcheur. Ce joyeux "tikitink" qui emplira l'air de ses notes fraîches et pures vous apaisera le corps et l'âme.

Grâce à elle, on sait que le vent souffle, même si ce n'est pas très fort et notre corps réagit en nous envoyant un signal de légère fraîcheur. Et ça, ça peut vous sauver la vie ( je parle d'expérience).

Non seulement elles sont un bonheur pour les oreilles, mais elles sont aussi un vrai régal pour les yeux. Il y en a de toutes les tailles, de toutes les matières, de toutes les formes et de toutes les couleurs. Il y en a pour tous les goûts et toutes les sensibilités.

Et vous vous en doutez, si j'en parle, c'est que j'en ai une petite tripotée. Eh bien vous avez raison. Je n'en ai sorti que quelques unes ( les autres étant encore chez mes parents, oui, je n'ai pas tout rapatrié) mais je vais vous montrer à quoi ressemblent ces petites merveilles. J'adore, je suis fan, je fonds devant ( j'ai de nombreuses addictions, mon homme se désespère) j'aime, quoi. Elles joignent l'utile à l'agréable, snt esthétiques à la fois auditivement et visuellement. 

Et puis, c'est comme si j'étais transportée dans ce pays qui me fascine et que j'aime tant.

 

Qu'en dites-vous ? Tenté(e)s ?

 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 11:51

Et un deuxième article, un !

Onee-chan m'a donné envie de parler d'un île que nous avons visité l'an dernier alors que nous étions en vacance sen famille en Bretagne : l'ile de Bréhat. Une île très belle proche de Paimpol à environ 1h30 de route de Saint-Malo et qui mérite le détour.

Elle est presqu'entièrement piétonne à part quelques tracteurs pour cultiver les quelques champs du coin, c'est un plaisir que de déhambuler dans les rues et chemins de cette petite île. C'est un peu plus touristique de "Berder" mais on ne se marche pas non plus dessus.

Voici quelques photos pour vous mettre en appétit :

 

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Vue de la navette joli, non ?

 

 

 

 

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Arrivée sur l'ile, jolie vue, non ?

 

 

 

 

 

 

 

 

  Visite Ile de Bréhat (34)

 

 

Petit plan pour se donner une idée

 

 

 

 

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Sur le chemin du phare, idyllique, non ?

 

 

 

 

 

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Le phare de l'île, on a une superbe vue de là bas

 

 

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Une des plages

 

 

 

Nous y sommmes arrivés vers 11h30, n a mangé tranquilles puis on a attrapé la dernière navette vers 17h. On a  bien crapahuté et on en a pris plein les mirettes, et vous ? Ça vous donne envie ?


 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 08:48

Bah oui, les Japonais sont issus d'un pays qui apprécie beaucoup l'esprit de groupe et ça se reflète aussi dans la musique. Non, je ne vais pas parler de groupes de musique mais de boys bands et girls bands.

Eh oui, si chez nous, c'est devenu complètement ringard et has been, chez les Japonais, c'est toujours d'actualité.

La recette ? Ben toujours la même : des bogosses à la plastique irréprochable (?) bon les mecs sont parfois un peu trop maigrichons à mon goût... et des nanas .... oui, vous avez deviné : à la plastique irréprochable ! (enfin des fois je me demande !)

 

Bon, je vais vous montrer deux ou trois exemples pour que vous voyiez l'étendue du phénomène.

Je vais commencer par les Morning Musume qui est-était composé d'un nombre incalculable de filles d'une fourchette d'âge entre 26 ans environ et 11 ans. Le nombre a fluctué et a même atteint je crois bien les 15 membres à un moment, imaginez la foule sur scène... En tout cas, ça satisfait une large fourchette de maniaques...

Pour illustrer, allez une vieille de la vieille qui date de leur âge  d'or :

 

 


 

 

Et il y en a plein de comme ça, ça pullule, je vous le garantis. Pour le fun, je vais vous mettre le clip débile d'un autre girls band qui s'est séparé en 2007 : Hinoi Team, je le trouve bien ridicule... Mais je me marre XD Vous pouvez y découvrir le parapara une espèce de tectonik qui date des années 2000. Ouais la tectonik n'a rien inventé en fait XD

 

 


 

 

Après il y a les boys band qui sont en général tous issus du même coin : le Johnny's Entertainment. Des jeunes garçons avides de gloire y entrent et sont entraînés à chanter, danser, jouer la comédie. Ensuite, on les regroupe par affinités et pour aussi varier les plaisirs : genre un cool + un mignon + un bad boy pour en donner pour tous les goûts.

Je pense que ça varie entre 2 et 6. 

Je vais vous mettre des vieux de la vieille qui tiennent depuis ouh là un sacré bout de temps et des jeunes premiers.

Les vieux de la vieille ce sont les SMAP, ils étaient 6 au début, mais ne sont plus que 5. Ils sont très populaires, surtout Takuya Kimura. Mais ils sont très variés : ils font de la cuisine, de la danse, de la musique, de la comédie et sont tout aussi actifs en groupe qu'individuellement. Je suis sidérée qu'ils durent si longtemps dans un pays consumériste comme le Japon.

Voici une de leurs chansons (bon, elle a 10 ans la chanson, mais je n'ai rien trouvé de mieux) :

 


 

 

Et voici un groupe de petits jeunots qui ont la cote autant en tant que chanteurs qu'en tant qu'acteurs, j'ai hésité et je vous mets finalement Arashi qui date aussi étonnamment, vu qu'ils ont débuté alors que j'y étais, c'est à dire il y a 10 ans. Ils devaient avoir dans les 15 ans à cette époque-là. Là, ils ont pris de la bouteille.

Et je réalise qu'il me met mal à l'aise ce groupe parce que l'un d'eux ressemble à mon ex; oui, le cauchemar... Enfin bref, je vous laisse avec un de leur clip :

 

 

 

Ça rappelle nos bons vieux boys bands et girls bands à nous hein ? Les G-Squad, Alliage, 2-be-3, L-5 et consorts. Ah comme je les aimais pas à cette époque, et comme je ne les aime toujours pas maintenant !


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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 10:27

Ouais, je ne vous apprend rien, depuis le temps vous savez que j'ai fait un mariage polyculturel. Déjà avec moi qui suis limite à moitié japonaise, j'ai rapporté plein de manies, de mots et d'expressions de mon séjour là bas et mon homme ben il a eu la chance de grandir dans l'un des coins les plus paradisiaques de notre planète : la Polynésie.

Oui, à lui les cocotiers, les lagons, la chaleur, les poissons multicolores, les balades en bateau, l'humidité étouffante, l'absence de magasins super hype, les margouillats (gekkos) qui couinent le soir et les nonos ( de sales petits insectes qui piquent et font mal et peuvent te refiler la dengue, un truc encore plus pénible que la grippe ! Tu es KO pour le compte avec ça)!

 

Et quand on fait ce genre de mariage, il faut s'attendre à ce que sa famille utilise des mots inusités par chez nous. J'ai dû donc, au fil des années, apprendre quelques mots pour ne pas avoir l'air bête quand ma belle-mère s'adresse à moi en français coloré d'une touche de polynésien.

Donc quand elle me dit "Allez c'est l'heure de "ma'a" va chercher Machin-ma" traduisez par : "Allez c'est l'heure de manger, va chercher Machin et les autres."

Ou quand elle me dit "Oui, c'est vrai ma robe est "api", tu as l'oeil" entendez par là "Oui, c'est vrai, ma robe est neuve, tu as l'oeil".

Ou encore "Ah bah on voit bien que tu es une popaa, tu crames vite" ça veut dire "Ah bah on voit bien que tu n'es pas de Polynésie/Européenne ( une blanche qui crame c'est la trad littérale), tu crames vite".

Sinon j'ai aussi droit à "Je veux voir mon Motua, hein" c'est "Je veux voir mon petit-enfant".

Et quand elle vous dit "Nana", non elle n'énonce pas l'évidence édictant que je suis de sexe féminin, non, elle me dit juste "Au revoir"

 

Une fois qu'on est habituée, on apprend à ne plus regarder la dame avec de grands yeux ébahis et la bouche ouverte telle une carpe hors de l'eau et on prend un air dégagé et frimeur de celle qui comprend tout ce qu'on lui dit. Il suffit d'apprendre à décrypter grâce au sens général de la phrase, mais il faut de l'entraînement XD

 

Blague à part, je trouve quand même super sympa d'entendre parler une autre langue et c'est vraiment très chantant à l'oreille. Je projette d'apprendre la langue, ça peut être super intéressant, en plus j'adore parler des langues étrangères ( bah ouais les Polynésiens ont beau être français, le Polynésien est quand même une sorte de langue étrangère qui n'a rien à voir avec le français) et puis la prononciation est très proche de la prononciation japonaise, donc je pars avec un avantage certain XD 

 

Et vous, ça vous est arrivé de vous retrouver bête devant des mots étrangers prononcés au milieu d'une phrase française ?

 

Allez, vu que je suis gentille, je mets une chanson en polynésien doublé de danse du coin réalisée pour un heiva ( festival de danse polynésienne), ça sent bon les vacances !  ( ha et vers 4 minutes, ça s'affole, donc patientez jusque-là ;) )  (Edit : la vidéo est désactivée chez moi, mais cliquez dessus et vous serez directement redirigés sur Youtube et pourrez visionner la vidéo, voilà voilà ^^ )

 

 


 

 

 
 

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 10:30

Ça y est, vous devez vous dire que la miss Élue a pété une durite et qu'elle est bonne à enfermer. Elle se met à hurler des mots qui n'ont aucun sens  ( enfin pour vous ;) ). Non je vous rassure, je ne suis pas devenue dingue. C'est juste que j'ai une grosse envie de m'envoyer un de ces délicieux petits plats derrière le gosier. Oui, ça se mange !!

 

Je vais vous expliquer ce que  c'est parce que je vous vois d'ici vous gratter le crâne en vous disant que vous n'êtes pas plus avancés que tout à l'heure vu que vous ne voyez pas trop de quoi je parle.

L'okonomiyaki est une sorte de grosse crêpe salée remplie de chou et de légumes, viandes ou fruits de mer divers et variés. Le truc fun dans l'histoire, c'est qu'au Japon, vous avez des plaques chauffantes devant vous, qu'on vous apporte le mélange déjà fait et que vous faites cuire vous même votre crêpe. Et c'est vraiment génial. En plus ça ne coûte rien ! La fois où on y est allés avec mon homme e qu'on a mangé avec mes amis et leur fille, ça a coûté la modique somme de 3000 yens, environ 25 euros pour 5 personnes ( avec donc 5 grosses crêpes bien fournies) en gros avec boissons à volonté. Nickel,  non ?

Une fois que votre crêpe est prête, vous la badigeonnez d'une sauce nommée "okonomiyaki sauce" et de mayonnaise, vous saupoudrez de bonite séchée râpée ( le truc fun c'est que ça "danse" sous l'effet  de la chaleur) et vous finissez par une touche d'"aonori" des algues en poudre. Et vous pouvez vous régaler en découpant votre okonomoyaki avec les spatules qui vous ont servi à cuisiner et à retourner la bestiole ;)

 

Il m'arrive d'en faire à la maison, mais c'est moins chouette que là bas quand même et moins savoureux, car je n'ai pas le même mode de cuisson et de préparation. Mais c'est bon quand même, la preuve mon chéri m'en réclame XD

 

Et voilà ce que ça donne ! Appétissant, non ? J'ai une super longue vidéo qui montre la dame qui nous apprend à faire les okonomiyaki mais je suis dessus et je ne supporte pas ma voix, donc deux raisons pour la garder pour moi, désolée XD. Sadique, moi ? Oui !!!!


okonomiyaki012.jpg

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